Les Nouvelles de RATAFIA

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104: Les Nouvelles de RATAFIA mars 2018

Les Nouvelles de RATAFIA n° 104

6 mars 2018

 

 

Bonjour tout le monde !

            Encore un mois qui se termine  - presque - avant qu'on l'aie vu passer... puisque les  Nouvelles 103 datent de janvier  ! 

 

            C'est l'été ici...c'est pour cela que nous y sommes ! Depuis janvier, nous avons toujours eu du beau temps et cela explique en partie notre silence , à moins que ce ne soit la paresse, la sénescence,...ou les deux.

            Le mauvais temps a sévi sur Tahiti et Iles Sous le Vent, y compris un cyclone assez méchant aux Tonga, mais ici, protégés par l'anticyclone pascuan,  nous n'avons pas été atteints. Tant mieux !

 

           

la Saint Valentin...

Notre mouillage d'Akamaru est protégé de l'ouest par l'îlot Mékiro. Dans sa partie Sud-est, une belle (petite) plage où, avec Louise et Rémy, habitants privilégiés  du voisinage, nous avons pris l'habitude de pique-niquer...le foyer pour les grillades est bien aménagé à l'ombre des aïtos qui fournissent le bois pour la braise

 

..

 1 Plage Mekiro.JPG

     

 

   Voyez pourquoi nous y sommes bien .

Cette année, comité restreint pour fêter nos 48 ans de mariage: il n'y a pas si longtemps que mon abcès est fini et cette simplicité me convenait fort bien.

... Rémy, Louise et leur petit diable de Tearai,

... Philippe  & Nathalie de "Tao".

2 installation.JPG

 

Table et chaises ont été débarquées ce jour-là pour un confort luxueux.

 

3 St. Valentin 1.JPG

     Philippe                   Jane              Rémy          Louise               Marc

       

 

 

 

Anniversaire Nathalie...

25 février...

 Changement de décor...

    Pour fêter Nathalie Philippe a organisé un grand rassemblement de voiliers présents dans l'archipel...

   13 ayant répondu présents le mouillage de Patito était bien rempli d'équipagecosmopolites: américain, autrichien, brésilien, canadien, espagnol, finlandais, hollandais, portugais, sud africain... et même quelques français !


4 Mouillage.JPG

 

            Dans différentes langues, cette réunion a donné lieu à pas mal d'échanges d'informations. Voir plus loin un exemple à propos des mouillages.

 

5 cochon.JPG

 

   Invité d'honneur des festivités: un cochon grillé au BBQ local !

 

    Triste anecdote: il restait chez  Edouard 3 cochons (dont un réservé pour la fête) ...qui ont disparu le temps d'un séjour au village...

...l'honnêteté n'est pas une vertu gravée dans le marbre polynésien...

   Heureusement qu'il y avait un remplaçant possible chez Ahtac et Ilona, les amis d'Edouard.

 

 

6 Philippe Nathalie.JPG

 

                                                             Ce sont des pains en chiffres romains que Philippe a faits pour Nathalie !

 

 

Les projets de retour...

            Nous avons prévu de participer au "Tour de Tahiti" pour le WE de Pâques. Il va être temps de reprendre la route, d'autant qu'un superbe créneau météo est en place: la dorsale de l'anticyclone pascuan nous fait un régime d'alizés au nord du 25° sud . Rare !!!

            Ce mardi 6 mars, nous avons fait la tournée des au revoir sur Rikitea puisque nous espérions prendre la route en fin de semaine.

 

Vanitas vanitatum et omnia vanitas...

            La voiture de Rémy a cassé son câble d'embrayage. La mécanique n'étant pas dans le domaine du propriétaire, je m'étais réjoui de le dépanner avant notre départ.

Las ! le câble api n'est pas à l'avion de ce jour...Le suivant est samedi 10 cela ne me convient pas du tout...mais c'est dans le besoin que l'on compte ses amis...

 

 

Bises et amitiés à toutes et tous.

                                                                                  Rikitea le 6 mars  2018

                                                                                                   Jane & Marc

 

 

Article technique pour les marins...insipide et hermétique pour les autres

 

            Lors de nos échanges inter-navigants Marc m'a donné (en PDF)  un long article qui résume sa connaissance et son expérience sur les lignes de mouillage. Je peux envoyer la totalité de cet article à ceux qui sont intéressés.

            En voici un digest de la seule partie "Ancres". Il y a tout le reste mais cela fait 2,5 M octets !

 

                ...Pour les bateaux ayant un programme type « alizés » (traversée de l’atlantique, séjour aux Antilles, traversée du Pacifique par les Tropiques vers la Polynésie via Panama,…) il convient de prévoir des vents pouvant atteindre régulièrement 50 nœuds en rafale (passage de cumulo-nimbus, front,…).

Pour les bateaux visant les hautes latitudes (Patagonie, Antarctique, Alaska, Spitzberg, Islande, …) il faut que le dispositif de mouillage puisse résister à des vents de 60 nœuds avec rafale à 80 noeuds.

Les programmes de navigation incluant des périodes d’exposition aux cyclones, ouragans ou typhons (noms géographiques de ces phénomènes) sont à proscrire sur un mouillage sur ancre. Nous avons subi le typhon Neoguri à Okinawa en Juillet 2014 avec un vent moyen de 120 noeuds, rafales 170 noeuds (données base US d’Okinawa) mais il ne peut pas être envisagé raisonnablement de dimensionner un voilier et son mouillage pour ce type de phénomène.

 

 

Il existe de nombreux types d’ancre mais raisonnablement un choix limité pour la plaisance s’offre aujourd’hui au navigateur moderne :

 

Ancre à 2 dents : (« ancre plate »)

Cette famille peut aisément être représentée par la FOB et tous ses équivalents.

En ce qui concerne la facilité d’enfouissement la pression sur les dents (proportion du poids de l’ancre ; <20%) est très modérée et cela induit une difficulté, en comparaison des ancres plus modernes, à l’accrochage. Par ailleurs lors d’un dérapage (effort supérieur à la résistance du sol) cette ancre ne va pas pouvoir, sauf heureux hasard, se raccrocher naturellement.

De plus la géométrie de l’ancre ne facilite pas son enfouissement, une fois accrochée, car les dents, non affutées en règle générale, sont prolongées par une partie massive (sabot) peu favorable à l’enfouissement et la verge de l’ancre n’est pas profilée. In fine et malgré un design des dents qui pourraient induire une trajectoire « engageante » dans le sol le résultat ne peut être atteint et l’ancre travaille à faible profondeur (/ancres « cuillère »).

Par ailleurs cette géométrie à 2 dents présente un inconvénient majeur lorsqu’elle est soumise à des charges fortes : quand le sol présente des différences de résistance notables entre les 2 dents cette ancre se met sur le côté, une dent dans le sol et une dent en dehors, l’effort de retenue étant alors très faible.

 

 

Ancre Danforth et Fortress

La tenue souvent remarquable de l’ancre Fortress, et dans une bien moindre mesure la Danforth, tient sur 2 caractéristiques par rapport aux autres ancres « à 2 dents » :

Un design profilé à l’arrière des 2 dents, hormis le sabot central, et une verge profilée

Une très large barre transversale (Fortress !) qui lui évite de se mettre sur la tranche comme les classiques 2 dents (FOB,…)

 

Par ailleurs la Fortress dispose d’une géométrie configurable (32°, 45°) des dents par rapport à la verge pour améliorer la tenue dans la vase fluide.

Toutefois, en ce qui concerne l’accrochage, la pression sur la pointe des dents est très faible (bras de levier entre le sabot étroit et la pointe des dents qui favorise le basculement des dents vers le sol) à cause de sa géométrie et d’une masse faible (ancre en aluminium !). Il peut être nécessaire de s’y reprendre à plusieurs fois sur un sol dur et cette ancre ne va pas raccrocher naturellement après un décrochage. Cette ancre possède néanmoins des dents affutées (a contrario des ancres « 2 dents »).

Ces 2 ancres sont très encombrantes à installer à poste sur le davier mais elles représentent un complément utile (mouillage secondaire) surtout la Fortress qui est en aluminium et démontable -2 fois plus légère qu’une ancre acier galvanisé à performance comparable.

 

Ancre charrue

 

C’est la classique CQR conçue en 1933 et les versions modernes « rigides » (sans articulation). Cette ancre offre, de par sa géométrie, une pression sur la pointe très modérée (<25% du poids total de l’ancre) ce qui ne favorise pas son enfouissement et qui l’empêche de raccrocher suite à un dérapage. La verge n’est pas profilée. Par ailleurs les angles de la partie « soc de charrue » sont très peu affutés et ne favorisent pas son enfouissement.

Par ailleurs la forme de charrue limite naturellement son enfouissement et cette même forme (forme de couteau dont le tranchant est orienté vers la surface) va déclencher une remontée de la pelle de l’ancre vers la surface du sol. Classiquement cette ancre est bien réputée pour son sillon plus que pour sa tenue.

Enfin son articulation est source de soucis car son vieillissement (difficilement mesurable ou détectable) rend l’ancre encore moins performante.Cette ancre a sa place dans les musées ou à l’étrave d’un Colin Archer mais pas à l’étrave des bateaux actuels.

Ancre charrue lestée

C’est la famille des ancres à grande diffusion Delta, Brake, Kobra2,… Ces ancres ont dans la pointe de la pelle une chambre plombée. Cette caractéristique augmente naturellement la pression sur la pointe (dans la position couchée sur le côté) (>40% du poids total de l’ancre) et facilite l’accrochage et améliore aussi le raccrochage après dérapage. Les verges sont profilées.

Cette ancre dans sa mécanique d’enfouissement ou même de dérapage a le mérite de ne pas stocker de motte (à l’opposé des ancres cuillère).

La mécanique de rupture du sol reste celle d’un couteau au tranchant, certes très émoussé, orienté vers la surface et une charge très forte maintenue longtemps va conduire à un fluage du sol (/vase ou /sable+vase). La section de sol réellement sollicitée correspond à l’empreinte projetée de la pelle de l’ancre.

 

Ancre Griffe (« Claw ») de type Bruce

Cette ancre a été développée par la société Bruce, spécialisée dans le Offshore pétrolier, uniquement pour la plaisance (il n’y a pas de filiation technique entre les ancres pour le Offshore pétrolier de Bruce et cette ancre Plaisance, contrairement à la croyance répandue sur le web). Bruce s’est recentré sur le Offshore pétrolier. Cette ancre est très populaire en Amérique de Nord (USA, Canada).

Elle offre une géométrie de pelle qui ressemble à celle des ancres cuillère et une verge profilée. La trajectoire de la pelle est « engageante » comme celles des ancres cuillère ainsi qu’une verge profilée mais elle présente 2 inconvénients liés à sa géométrie particulière : la verge est très lourde par rapport au poids total de l’ancre et les 2 griffes latérales remontent très sensiblement vers le haut et donc vers la surface. De par cette géométrie il est possible d’en déduire que la pression sur la pointe (dans ce cas c’est sur la griffe latérale) est faible (valeur indisponible ; <15% ?) ; toutefois ces dents (dent cent

                    

 

 

 

Ancre cuillère

Ces ancres (Rocna, Spade, Manson, Mantus,…) sont apparues à partir de 1999 avec la Spade. Ce sont les ancres qui présentent les meilleures caractéristiques dans la plupart des sols (meilleure tenue sous charge), une pénétration quasi infaillible, un maintien de la retenue même après avoir dépassé la résistance du sol et surtout un ré enfouissement instantané dans le cas d’un dérapage.

La Spade est la seule de cette catégorie dont la pointe est lestée (pression sur la pointe >50% du poids total) comme les ancres charrue modernes et d’une verge creuse légère (innovation Spade). Elle dispose de fait d’un avantage à l’enfouissement et au ré enfouissement après un dérapage.

Les autres ancres ont une pression (30-40% du poids de l’ancre) sur la pointe sensiblement inférieure à la Spade mais leur pointe est plus fine et peut être très affutée. NB : L’analyse de la pression sur la pointe est faite avec l’ancre couchée sur le côté avant traction sur la chaîne.

Toutes ces ancres ont une pelle concave et une verge profilée, la plus profilée restant celle de la Spade.

Ces ancres cuillère ont une trajectoire « engageante » de la pelle dans le sol et donc plus le bateau tire sur l’ancre plus celle-ci s’enfonce dans le sol. Les pelles et les verges sont profilées et cela aide en la pénétration dans le sol.

 

 

 

Grosses difficultés ce soir 6 mars pour mettre en ligne. Excusez moi pour les redites éventuelles et la mauvaise mise en page.

 



07/03/2018
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